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KARA.KE est une installation participative. Elle ne s’activera complètement que si vous prenez le micro ou un instrument pour y ré-interpréter librement une des chansons. Les morceaux que nous avons choisis pour l’occasion se veulent éclectiques et vous proposent un tour d’horizon non exhaustif de grands tubes planétaires.

KARA.KE est un ensemble de performances qui auront lieu le soir du 14 décembre. Des artistes ont été invités à réaliser ces fichiers sonores sur lesquels des musiciens viendront improviser. Pendant ce jamming, ils ne pourront pas communiquer avec les autres artistes, créant ainsi un duo anachronique.

Phénomène de masse typique d’une époque, le Karaoké permet que chacun puisse devenir l’interprète de chansons reconnues. Ces interprétations sont représentatives d’une démocratisation de l’art populaire : la chanson intègre la mémoire collective rejoignant ainsi la musique traditionnelle. Il s’agit alors d’exprimer un héritage commun associé à une culture nationale ou régionale, une tradition géographique ou époquale.

Afin de chanter en playback sur des fichiers sonores préexistants, il existe des fichiers simplifiés créés à partir du squelette mélodique de chaque chanson. Cette volonté de communiquer et de s’inscrire dans un lien social peut-être associée à la nature du fichier Musical Instrument Digital Interface (MIDI) qui a été inventé pour permettre aux instruments musicaux et numériques de communiquer. Ce format normalisé et universel est la représentation numérique de partition musicale.

Le format MIDIFILE est devenu un standard, il offre l’assurance de pouvoir migrer d’une plate-forme à une autre sans perte de données et sans altération du fichier. Le MIDI est alors devenu le symbole absolu de la transition de la création musicale en code numérique. Toutefois, la présence de la figure du créateur est toujours une partie essentielle de la performance. Dans le Karaoké, le monopole de la figure du créateur paraît ambigu : l’affirmation de création se soumet à l’envie d’appropriation temporaire d’un morceau existant. Ce projet interroge ainsi la notion d’appropriation musicale et le caractère paradoxal de la création.

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